Jour de fête
Mariages, anniversaires, départs en retraite : les salles des fêtes accueillent tous les moments importants de notre vie. Autant d’occasions de se projeter dans l’avenir, de se rêver, de se réinventer face au monde, entouré de ses proches. Ce sont ces carrefours de vie qu’a voulu célébrer Alexandra Tobelaim avec ce spectacle spécialement imaginé pour les salles des fêtes. Brouillant les limites entre fiction et réalité, elle invite le public à un spectacle sous la forme d’un banquet avec ses comédiens, entre musique, textes d’auteurs contemporains, et photographies. Avec cette invitation à célébrer et jouer ensemble, c’est notre « commun » que souhaite cultiver et raviver la metteuse en scène, comme une flamme précieuse. Dans un monde de repli sur soi, et alors que notre avenir semble bien fragile, elle mise sur ce qui nous rassemble, et sa vision d’un avenir collectif nourri par chacun réchauffe les cœurs et donne de la force.
Le Crous Lorraine s’associe au NEST-Théâtre de Thionville pour vous proposer le transport aller-retour depuis Metz pour chaque pièce au programme de la saison 2025-2026 du Centre Dramatique National de Thionville. Navette au départ du Saulcy (arrêt Square du Luxembourg, à l’entrée du campus).
Réservation par e-mail : culture@crous-lorraine.fr
« Le corps qui parle sans cesse » de Koffi NDanou
« Le corps qui parle sans cesse » de Koffi NDanou
Depuis quatre ans de création, sous ma direction, je vois émerger et se consolider une véritable identité de pratique au sein d’Etudi’Art. Je tiens avant tout à maintenir une expérience de confrontation et de dialogue entre les cultures, notamment celles d’Europe et d’Afrique, dans un esprit d’ouverture à l’autre, quel qu’il soit.
J’ai toujours placé les membres d’Etudi’Art au centre des préoccupations théâtrales de l’association : leurs histoires, leurs ressentis, leurs convictions, leurs questionnements, en particulier ceux qui touchent aux modes de vie, aux relations humaines et à la construction de soi et de son existence. Mon exigence esthétique repose donc sur cet équilibre entre le plaisir du jeu théâtral et la réflexion. J’accorde également une place essentielle à l’apprentissage, à la connaissance des modes de production, à l’exploration des différentes techniques de mise en scène, ainsi qu’à un rapport étroit à la langue, à la littérature et à l’expression poétique.
C’est ainsi qu’en 2024, j’ai accompagné les comédiens et comédiennes d’Etudi’Art dans un travail de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, leurs rapports de domination et leurs enjeux sociaux, en partant uniquement de leur expérience personnelle et de leurs témoignages pour écrire et produire le spectacle intitulé « Ça résonne le silence ». Ma position en retrait dans le processus d’écriture, bien que volontaire, a mis en lumière les limites d’un texte dramatique trop distant ou trop proche, entravant son appropriation par les comédiens. Cette expérience a fait naître chez moi le besoin de me questionner sur ma propre trajectoire : réinterroger ma place d’auteur et de créateur dans un processus collectif, mais aussi m’interroger, à travers le théâtre, sur nos différents parcours de vie.
Le texte « Le corps qui parle sans cesse » s’inscrit dans cette démarche à la fois intime et universelle, autour d’un travail de retour sur soi, sur son existence, sur sa confrontation à des situations bouleversant la vie quotidienne et appelant à une conscience de ses actes. J’y explore trois variations d’une même expérience, à travers les questionnements qu’un individu s’adresse à lui-même : à son reflet dans un miroir, à l’image que ce miroir lui renvoie et aux présences qui l’entourent, celles qui le soutiennent, lui révèlent ses possibilités ou ses impossibilités, dans un mouvement de possession ou de dépossession de l’image.
La création de cette pièce théâtrale, financée par l’Université de Lorraine (FSDIE + UFR-ALL), le Crous et l’Eurométropole de Metz, donne donc un sens artistique à un drame, sous la forme d’un récit fondé sur « la théorie des trois visages », ou « la triple unité du visage », développée dans l’œuvre « Une magie ordinaire » de l’auteur Franco-Togolais Kossi Efoui, publiée en 2023 aux éditions du Seuil. Le premier visage est celui qui nous est le plus familier : « c’est quand je fais l’objet de ma propre contemplation ». Le deuxième visage est « celui que reflète le miroir imaginaire ou qui surgit sous mon regard intérieur par la vertu de l’invocation » ; il apparaît notamment « quand, avant d’entrer en action, on se retire dans les coulisses de soi-même pour conjurer le trac, le doute, la peur de foirer, et qu’on se dit ‘‘tu’’ à soi-même ». Le troisième visage, enfin, « c’est quand je suis dépassé par ma propre personne, lorsque je me surprends moi-même […] C’est quand on est obligé de repasser le film au ralenti pour s’y reconnaître » (Efoui, Une magie ordinaire, 2023, p. 101).
Dans le texte, cette pensée entre en liaison avec la théorie de visagéité d’Emmanuel Levinas, pour qui le visage n’est pas seulement ce que l’on voit, mais ce qui appelle à l’éthique, ce qui nous convoque à la responsabilité. (Levinas, Éthique et infini : Dialogues avec Philippe Nemo, 1982, 91–92).
« Le corps qui parle sans cesse » s’inspire de ces théories et raconte l’histoire d’un homme qui, alors qu’il se prépare à raconter un événement marquant de sa vie, se trouve confronté à ses différents visages, à des états multiples et à un profond sentiment de remise en question. Il tente, cette fois, d’accueillir ces sensations intérieures et d’en comprendre l’impact sur son corps.
Dans la première scène, on est sur un schéma représentant un visage en face d’un autre, dans un miroir. Il s’agit d’un visage visible, concret, face à un visage insaisissable.
Dans ce miroir, qui représente l’intérieur du premier visage, on retrouve deux autres visages, deux facettes d’une même pièce : l’un est plus doux, plus avenant et plus compréhensible, l’autre plus complexe et plus dur. Les deux agissent directement sur l’état émotionnel et physique du premier visage. C’est ce que l’on retrouve dans la deuxième scène.
Malgré tout, les trois visages entretiennent un lien invisible très fort, qui les unit les uns aux autres et les pousse parfois à ne faire qu’un. Ont-ils eux-mêmes conscience de ce lien ou non, on ne le sait pas. Mais lorsque cela se produit, lorsque ce lien parvient à les unir, c’est à la fois beau et agréable pour eux.
Ce lien fort se sert soit d’événements factuels qui leur sont extérieurs (une présentation réussie devant le Conseil de clan ; la réponse donnée en retour par Madame GB, représentante du Conseil de clan), soit d’éléments intérieurs (des souvenirs du passé ; l’imagination d’un présent merveilleux ou la visualisation d’un futur meilleur) pour parvenir à ses fins. Il peut aussi agir par une forme de pouvoir propre, en faisant appel à quelque chose de plus grand et de plus puissant que lui, et d’où il tire son énergie vitale : l’univers, par exemple. C’est ce qui se passe dans la troisième scène.
Trois Corps incarnent chacun un visage, même si, au final, ils ne sont qu’un. Ces Corps, ou ce Corps, tentent alors de se comprendre en se posant de simples questions concernant leur propre image, ce qu’elle renvoie et la manière dont elle pourrait être perçue par les autres ; et en se mettant au rituel afin de retrouver leur unité, à la fois belle et agréable, de saisir leur rapport à un lieu et à une identité, et de donner un sens à tout cela.
Corpus Machin
Voici deux ans, Pascal Reverte a été victime d'une agression grossophobe. Un pitoyable "Avance gros porc" lancé par quatre types depuis une voiture tandis qu'il gravissait une côte en vélo. Cette insulte gratuite marque le début d’un chemin de croix dans la mémoire à la drôlerie dévastatrice.
Mon corps est une maison qui brûle
Sortie de Résidence.
Résumé :
Trois voix, trois corps, trois battements de cœur. Elles sont là, sur le fil tendu entre l'enfance et l'inconnu, là où le sang devient secret.
Il y a des seins qui pointent sous des tee-shirts devenus trop petits et des poils qui surgissent comme des forêts sauvages.
Elles chantent leurs ovaires comme on chante des planètes, elles s’écrivent des lettres à l’utérus, elles défient les ombres avec des mots de lumière.
Tout commence par une tache. Et ce qui suit, personne ne l’a vraiment raconté.
Lecture théâtrale sur le tabou des menstruations, le changement du corps et les maladies telles que l’endométriose, adénomyose et SOPK.
Un spectacle pour les femmes, les jeunes femmes mais aussi les hommes (jeunes hommes).
Creuser la joie
Comment répondre aux défis d’avenir quand on a 15, 40 ou 70 ans ? Pour parler à ceux qui ont envie de changer le monde sans savoir comment s’y prendre, Marie Levavasseur a eu une belle idée. Autour d’un espace circulaire, façon place publique ou plateau de jeu, elle nous invite à un moment de partage pour nous recharger en enthousiasme. Ses passeurs ? Deux personnages très dissemblables : une jeune femme et un homme de générations différentes, aux héritages opposés. Au fil d’un dialogue plein d’humour, parfois burlesque, ils reviennent aux origines pour questionner nos institutions. Mariage, banque, religion ; que garde-t-on, que doit-on jeter ? Au-delà de nos différences, ils nous invitent à renouer avec ce que nous avons en commun et déploient de nouveaux espaces d’utopie. Une performance généreuse et enthousiasmante.
Le Crous Lorraine s’associe au NEST-Théâtre de Thionville pour vous proposer le transport aller-retour depuis Metz pour chaque pièce au programme de la saison 2025-2026 du Centre Dramatique National de Thionville. Navette au départ du Saulcy (arrêt Square du Luxembourg, à l’entrée du campus).
Réservation par e-mail : culture@crous-lorraine.fr
Requin Velours
Un été, Roxane est victime d’un viol. Le soir même, elle rencontre Joy et Kenza, les « Loubardes », qui deviennent ses amies. Avec leur soutien, Roxane tente d’obtenir réparation par le récit, le rêve et la fiction. Elle devient ensuite travailleuse du sexe et, peu à peu, se transforme en requin et renverse la violence. C’est l’histoire d’une quête de réparation.
Croire aux fauves
L’anthropologue Nastassja Martin fait face à sa propre métamorphose suite à sa morsure au visage par un ours, sur le massif du Klioutchevskoi dans la région du Kamtchatka, alors qu’elle y mène une recherche anthropologique sur le peuple Even. Le récit débute en août 2015 juste après l’accident. Il se déploie au fil des fragments de sa mémoire et de sa réparation, scindé en quatre chapitres, les quatre saisons de sa transformation.
Little Kesho
Little Kesho est un spectacle musico-écologico-philosophico-poétique, porté par de jeunes artistes rwandais âgés de 17 à 27 ans. Un spectacle énergique et engageant, entre fiction et réalité, qui aborde des enjeux essentiels et urgents : changement climatique, érosion de la biodiversité, déséquilibre de notre lien à la nature, pollution et surexploitation des ressources.
Les soirées impact-impro
La compagnie Impact vous invite à découvrir leurs spectacles de théâtre d'improvisation lors des soirées "Impact-Impro".
On sait où la soirée commence, mais jamais comment elle finira.
Au fil des heures, les souvenirs s'avivent, les langues se délient, de nouvelles histoires commencent.
Terre-ville
Ce sont des quartiers résidentiels bordés d’autoroutes, ce sont des zones commerciales toute proches, ce sont ces maisons mitoyennes à travers les murs desquels on capte des bribes de quotidiens dont on ne se préoccupe pas car il est de bon ton de se mêler de ses affaires.
Terre-Ville, ce sont ces mères célibataires qui y élèvent seules leurs enfants au long de journées sans fin, des situations tellement banales et silencieuses qu’on finit par les trouver « normales ».
Sortie de résidence : Terre-Ville
Les résidences sont des moments privilégiés où les équipes accueillies à l’Espace Bernard-Marie Koltès peuvent bénéficier d’un temps et d’un espace nécessaire à l’expérimentation, à la création, et au partage, tout en contribuant pleinement au projet culturel de l’Espace Bernard-Marie Koltès, acteur de la création contemporaine.
Ce sont des quartiers résidentiels bordés d’autoroutes, ce sont des zones commerciales toute proches, ce sont ces maisons mitoyennes à travers les murs desquels on capte des bribes de quotidiens dont on ne se préoccupe pas car il est de bon ton de se mêler de ses affaires. Terre-Ville, ce sont ces mères célibataires qui y élèvent seules leurs enfants au long de journées sans fin, des situations tellement banales et silencieuses qu’on finit par les trouver « normales ».
Traverser la cendre
Pendant l'extermination, ceux qui maintenant sont morts se sont soulevés, ils ont écrit, enterré leurs récits, caché les livres : leur résistance face à la déshumanisation. Pour demeurer vivants. Par les mots. Après l'extermination, c'est au témoin de prendre la parole. Il doit rendre visibles leurs traces, déterrer leurs mots, affronter l'Histoire, dire la nudité des faits. C'est lui qui parle pour l'absent, le mort, l'inaudible, le refusé, l'invisible.
Questions fréquentes
Pour venir étudier à Metz, il faut vous inscrire dans un des établissement d’enseignement supérieur, en choisissant une formation qui se déroule sur l’un des campus messins ! C’est par ici !
Il y a largement de quoi s’occuper à Metz ! Activités sportives, culturelles,… vous pouvez retrouver tout ça dans notre agenda !
Place de Chambre, Place Saint Louis, Place Saint Jacques… les places messines sont nombreuses à accueillir des bars et cafés. Vous pouvez en trouver une liste ici
Il y a de nombreux dispositifs pour aider les associations étudiantes. Tout est détaillé ici !
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